L'USMNT a assuré sa place en huitièmes de finale de la Coupe du monde grâce à une victoire âprement disputée 2-1 contre la Bosnie-Herzégovine, mais la victoire s'est accompagnée d'une mise en garde coûteuse : Folarin Balogun a été expulsé pour un tampon accidentel à la 77e minute. Balogun, troisième meilleur buteur du tournoi avec trois buts, a reçu un carton rouge direct après que ses crampons sont entrés en contact avec le défenseur bosniaque Sanjin Prcić. L'incident s'est produit lors d'une mêlée en seconde période près de la surface de réparation de la Bosnie, et l'arbitre István Kovács n'a pas hésité à brandir le carton.
La décision a été confirmée après le match par la commission disciplinaire de la FIFA, ce qui signifie que Balogun manquera le prochain match des États-Unis, contre la Belgique, à moins que la suspension ne soit réduite en appel. Le carton rouge laisse l’équipe de Mauricio Pochettino en désavantage numérique au moment même où commencent les huitièmes de finale. L'absence de Balogun prive l'attaque de son attaquant le plus en forme, laissant Ricardo Pepi et le milieu de terrain assumer une charge plus lourde contre une équipe belge qui n'a encaissé qu'un seul but en phase de groupes.
La profondeur des États-Unis sera mise à l’épreuve immédiatement, Pepi étant susceptible de débuter à la place de Balogun. Le changement tactique pourrait forcer un style plus direct, s'appuyant sur de longs ballons pour Pepi ou sur un faux rôle de neuf plus profond pour quelqu'un comme Gio Reyna. La Bosnie en a retiré un grâce à Edin Džeko dans le temps additionnel, mais la tête de Weston McKennie à la 89e minute a scellé la victoire.
Le but était le deuxième de McKennie du tournoi et son premier pour l’USMNT depuis 2021, un rappel opportun de sa valeur dans les grands moments. Le vainqueur tardif a souligné la résilience des États-Unis sous la pression, mais le carton rouge a révélé une vulnérabilité critique dans leur campagne pour la Coupe du Monde. Pochettino a qualifié le carton rouge de « malheureux » et a insisté sur le fait que l’équipe s’adapterait.
"Nous devons nous concentrer sur le prochain match et trouver un moyen de gagner sans lui", a-t-il déclaré. " Le pragmatisme de l’entraîneur reflète le défi plus large : les États-Unis doivent désormais naviguer dans une phase à élimination directe sans leur menace de but la plus constante, mettant à l’épreuve la flexibilité tactique et la force mentale de l’équipe. Le moment choisi pour cette exclusion est particulièrement préjudiciable compte tenu de la dépendance historique des États-Unis à l'égard d'un meilleur buteur lors des huitièmes de finale.
Depuis 2014, l'USMNT a du mal à générer une attaque cohérente sans point focal, une tendance qui pèse lourd sur le match belge. L’unité défensive belge, ancrée dans une ligne arrière disciplinée qui a étouffé ses adversaires en phase de groupes, remplira probablement la surface de réparation pour exploiter l’absence de mouvement de Balogun. Cela oblige le trio de milieu de terrain – probablement Christian Pulisic, Yunus Musah et Tyler Adams – à prendre plus de risques dans le dernier tiers, exposant potentiellement les États-Unis aux contre-attaques qui ont défini le parcours du tournoi belge.
En outre, le carton rouge s’ajoute à un récit croissant de problèmes disciplinaires pour les Américains sur la scène mondiale. L’expulsion de Balogun marque le quatrième carton rouge consécutif pour un joueur de l’USMNT lors d’une Coupe du monde depuis 2010, une anomalie statistique qui suggère un problème récurrent de sang-froid ou d’interprétation des lois au plus haut niveau. Cette tendance exerce une pression supplémentaire sur le groupe de direction, en particulier sur le capitaine McKennie et Pulisic, pour maintenir la discipline contre une équipe belge connue pour commettre des fautes et perturber le rythme.
Le bilan mental dû au fait de jouer un homme à terre pendant plus de dix minutes contre la Bosnie, combiné à la suspension imminente, exige une réinitialisation psychologique avant les huitièmes de finale. Et ensuite : L’USMNT affrontera la Belgique le 2 décembre en huitièmes de finale au stade AT&T. Une défaite mettrait fin au tournoi, tandis qu'une victoire déclencherait un affrontement potentiel avec les Pays-Bas ou le Sénégal.
Le match contre la Belgique est particulièrement tendu, compte tenu de sa structure défensive disciplinée et de sa menace de contre-attaque clinique dirigée par des joueurs comme Romelu Lukaku et Johan Bakayoko. Lire sur BBC Football