Le doublé tardif de Kane permet à l'Angleterre de se qualif…
Le doublé de Kane étourdit la RD Congo et prépare la confrontation au Mexique
L'Angleterre a survécu à une frayeur en Coupe du Monde grâce à l'héroïsme de Harry Kane, mais des faiblesses défensives persistent avant le KO d'Azteca.
Harry Kane a tiré l'Angleterre du bord de l'élimination de la Coupe du monde avec deux buts dans les arrêts de jeu pour battre la RD Congo 2-1 et assurer une huitième de finale contre le Mexique à l'Estadio Azteca. Les Trois Lions étaient dans les cordes pendant la majeure partie de la première mi-temps après que la frappe de Brian Cipenga à la 37e minute ait donné l’avantage à la RD Congo, exposant la structure défensive fragile de l’Angleterre sous Thomas Tuchel. Le chaos au milieu de terrain et un mauvais pressing ont permis à la RD Congo de se créer des occasions claires, tandis que l’attaque anglaise avait du mal à trouver le rythme face à un bloc bas compact.
Le but est venu d'une confusion sur coup de pied arrêté, Harry Maguire ayant mal interprété la trajectoire du ballon et laissant Cipenga sans marque dans la surface de réparation. Tuchel a réagi à la mi-temps en introduisant Jude Bellingham et Anthony Gordon pour injecter de l'énergie et de la largeur. Les changements ont changé la donne : Declan Rice et Eberechi Eze ont pris part à la compétition et l'Angleterre a commencé à contrôler la possession.
Pourtant, la RD Congo a presque doublé son avance à la fin de la seconde période lorsque Chancel Mbemba a forcé Jordan Pickford à effectuer un arrêt brutal, perçant une tête contre la barre transversale à 12 mètres. Cet échec a souligné la fragilité défensive de l’Angleterre sous la pression, Kyle Walker et John Stones étant surpris par l’approche directe de la RD Congo. L’introduction de Kane à la 75e minute a été le catalyseur.
Sa première frappe, une tête 90+1 sur un centre de Trent Alexander-Arnold, a égalisé le score après une mêlée dans la surface suite à un corner. Puis, à la 90+7 minute, Kane est rentré du point de penalty après que les rediffusions ont confirmé une faute sur Bellingham dans la surface. Le drame a clôturé une soirée nerveuse au cours de laquelle le bilan défensif de l’Angleterre – déjà un sujet de préoccupation pour la Coupe du monde – semblait d’une fragilité alarmante.
Cette victoire a prolongé l’invincibilité de l’Angleterre en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football à un seul match depuis 2018, une statistique qui ne contribuera pas à apaiser les inquiétudes quant à leur capacité à gérer des scénarios de haute pression. Le capitaine anglais Harry Kane a admis après le match que la victoire était loin d'être convaincante. "Nous avons été pauvres par moments, surtout au début.
" Tuchel, dont les remplacements ont inversé la tendance, a insisté sur le fait que son équipe avait fait preuve de résilience. "Il a fallu s'adapter et nous l'avons fait. " Les problèmes défensifs de l’Angleterre ne sont pas nouveaux, mais le match contre la République démocratique du Congo les a cristallisés.
Les Trois Lions ont concédé plus de tirs en jeu ouvert (14) qu'ils n'en ont réussi eux-mêmes (12), une statistique qui met en évidence leurs luttes contre des adversaires directs et organisés. La haute ligne défensive de l’Angleterre, souvent déployée pour comprimer le jeu, a laissé des hectares d’espace derrière Walker et Stones, que la RD Congo a exploités à plusieurs reprises. L’incapacité de la ligne arrière à gérer les longs ballons et les seconds ballons a également joué en faveur de la RD Congo, les milieux de terrain Rice et Kobbie Mainoo étant souvent pris hors de position.
Le vainqueur tardif a également souligné la confiance de l’Angleterre dans l’excellence individuelle dans les matchs serrés. Les deux buts de Kane masquaient des problèmes plus profonds : un manque d’avantage au milieu de terrain et une ligne d’attaque qui dérangeait rarement le gardien de la RD Congo. Ollie Watkins, introduit au cours des 20 dernières minutes, n’a offert que peu de menace, tandis que l’introduction d’Ivan Toney n’a pas changé la dynamique du jeu.
Les remplacements, bien que déterminants pour déclencher le retour, ont également révélé la flexibilité tactique limitée de l’Angleterre au-delà des changements réactifs. La rigidité tactique de la configuration anglaise en première mi-temps a mis à nu les difficultés croissantes de l’intégration du système de Tuchel. Sans créateur naturel dans le onze de départ, l'équipe s'est trop appuyée sur les latéraux pour la largeur, laissant le couloir central encombré et prévisible.
Eze semblait isolé, et le partenariat entre Rice et Mainoo manquait de mordant défensif pour arrêter les compteurs ou de portée de passe pour contourner la presse de la RD Congo. L’arrivée de Bellingham a modifié la géométrie de l’attaque, offrant une présence itinérante qui a entraîné les défenseurs hors de position et a créé les poches d’espace que Kane a finalement exploitées. Cela suggère que le XI préféré de Tuchel est toujours un travail en cours, notamment pour équilibrer la solidité défensive et la liberté créative dans la salle des machines.
De plus, la bataille organisée a servi de microcosme de la soirée anglaise : source à la fois de salut et de scandale. Alors que le but de Cipenga a révélé une erreur dans le marquage de zone pour laquelle Maguire sera critiqué, l’égalisation finale de l’Angleterre découle de la même prestation chaotique qui les a annulés. Il met en évidence une fine marge d’erreur dans un football à élimination directe où la domination aérienne n’est plus une évidence pour cet effectif.
Le physique de la RD Congo, en particulier celui de Mbemba et de la défense, a ébranlé une ligne arrière qui semblait mal à l’aise face à la nature meurtrière de la compétition. Alors que l'Angleterre se prépare à affronter une équipe mexicaine connue pour son engagement physique et sa menace aérienne, cette incapacité à imposer une supériorité physique jusqu'à l'extinction des braises suggère un ventre mou qu'une opposition plus forte ciblera sans pitié. Et ensuite : l’Angleterre est désormais confrontée à un test bien plus sévère au Mexique, une nation avec un public bruyant et une équipe capable de punir les erreurs défensives.
Tuchel doit remédier aux faiblesses défensives de l’Angleterre tout en conservant l’étincelle offensive qui a sauvé ce résultat. L’altitude et l’intensité de l’Azteca exigeront une approche plus structurée, sans place pour les périodes décousues qui ont failli coûter cher à l’Angleterre contre la RD Congo. Les huitièmes de finale pourraient définir le mandat de Tuchel si l’Angleterre ne parvient pas à resserrer son navire avant le coup d’envoi. Lire sur Independent Sport
Pourquoi c'est important
Ce n’était pas seulement une victoire, c’était un test de résistance pour les ambitions de l’Angleterre en matière de Coupe du monde. La performance contre la RD Congo a révélé les mêmes vulnérabilités défensives qui ont fait dérailler les tournois précédents, tandis que la finition d’embrayage de Kane et les ajustements tactiques de Tuchel ont offert une lueur d’espoir. Avec le Mexique ensuite, la marge d'erreur se réduit à zéro dans un chaudron à élimination directe. Le résultat fait gagner du temps, mais les questions demeurent : l’Angleterre peut-elle resserrer sa défensive ? Et pourront-ils faire face à la pression d’une foule aztèque hostile ? Les réponses façonneront le récit de la Coupe du monde de l’Angleterre bien avant les quarts de finale.
Questions fréquentes
Comment l’Angleterre s’est-elle remise de son revers 0-1 contre la RD Congo ?
Les remplacements de Thomas Tuchel à la mi-temps – Jude Bellingham et Anthony Gordon – ont remodelé le jeu, faisant passer l’Angleterre d’un jeu de possession décousu à une pression proactive. L’introduction de Harry Kane a ajouté la pointe, avec deux buts dans les arrêts de jeu scellant la victoire.
Qui a marqué pour la RD Congo contre l'Angleterre ?
Brian Cipenga a ouvert le score pour la RD Congo à la 37e minute, exploitant la désorganisation défensive de l'Angleterre avant la mi-temps.
Quel est le prochain adversaire de l’Angleterre en Coupe du Monde ?
L’Angleterre affrontera le Mexique en huitièmes de finale à l’Estadio Azteca, un lieu connu pour son atmosphère intense et le style de pressing élevé du Mexique.
Le deuxième but de Harry Kane était-il un penalty ?
Oui. Kane a converti un penalty de 90+7 minutes après que les rediffusions ont confirmé une faute sur Jude Bellingham dans la surface de la RD Congo.
Comment Thomas Tuchel a-t-il changé l’approche de l’Angleterre après la mi-temps ?
Tuchel a introduit Bellingham et Gordon pour injecter de l’énergie et de la largeur, faisant passer l’Angleterre d’un milieu de terrain passif à un style de transition plus agressif qui a finalement débloqué la défense de la RD Congo.
Pourquoi le bilan défensif de l’Angleterre a-t-il sonné l’alarme contre la RD Congo ?
L'Angleterre a concédé plus de tirs en jeu ouvert (14) qu'elle n'en a créé (12), a eu du mal avec les longs ballons et a laissé de l'espace derrière sa ligne haute. La tête tardive de Chancel Mbemba contre la barre transversale a mis en évidence leur fragilité sous la pression.