Folarin Balogun a exécuté la routine Jekyll-and-Hyde en vingt minutes chrono, marquant le premier match pour pousser les États-Unis vers les huitièmes de finale de la Coupe du monde avant de récolter un carton rouge déroutant. L'arrivée de l'attaquant monégasque à la 22e minute, un tir à ras de terre clinique devant le gardien bosniaque, a donné l'avantage aux Américains et a donné le ton à une seconde période nerveuse. Cependant, à la 42e minute, Balogun marchait sur la planche après une attaque imprudente sur le Bosnien Miralem Pjanić.
Le rouge droit a laissé l'USMNT accroché à dix hommes et envisageant une suspension pour leur attaquant en forme. La Bosnie était à peine menaçante, mais un deuxième but américain dans les arrêts de jeu – du remplaçant Giovanni Reyna – a scellé une victoire 2-0 qui a assuré la progression vers les huitièmes de finale. Cette victoire a réservé à l'USMNT une place en phase à élimination directe pour la deuxième Coupe du monde consécutive, mais la soirée appartenait à l'éclat contradictoire de Balogun.
Le comité disciplinaire de la FIFA a confirmé le rouge après avoir examiné l'incident, laissant l'équipe de Gregg Berhalter réfléchir à la vie sans son attaquant le plus constant lors du prochain match à élimination directe. La suspension n’est pas seulement une perte de personnel ; cela prive l'USMNT de sa menace aérienne la plus fiable dans un tournoi où les coups de pied arrêtés décident souvent des matchs serrés. L’absence de la présence physique de Balogun dans la surface pourrait forcer Berhalter à repenser l’ensemble de sa configuration offensive, passant potentiellement à un style plus basé sur la possession ou la contre-attaque.
La performance de Balogun a souligné l’éligibilité à la citoyenneté de naissance, tandis que l’expulsion a mis en lumière des questions flagrantes sur la profondeur et la discipline de l’équipe avant l’étape la plus pressurisée du tournoi. L’incident a également mis en lumière les conséquences psychologiques du football à enjeux élevés, où un seul moment de frustration peut faire dérailler le tournoi d’un joueur. Son carton rouge, qui arrive juste au moment où l'USMNT naviguait sur la frontière entre agressivité et prudence, soulève des questions plus larges sur la façon dont les équipes gèrent les émotions des joueurs dans des environnements sous haute pression.
Les réactions ont afflué quelques minutes après le coup de sifflet final. Berhalter a qualifié le rouge de « dur », mais a admis que l’équipe « s’adapterait ». L'entraîneur bosniaque Meho Kodro a déploré l'arbitrage, arguant que le défi "ne méritait pas un rouge".
Pjanić, le joueur fautif, a déclaré aux journalistes qu'il "acceptait la décision", mais a appelé au calme par la suite. Et ensuite : L’USMNT est désormais confronté à un casse-tête de suspension pour les huitièmes de finale, la disponibilité de Balogun étant incertaine. Berhalter doit décider s’il doit remanier l’attaque ou parier sur l’appel de l’attaquant.
Le tirage au sort aura lieu le 5 décembre ; le prochain match est attendu dans les 72 heures suivant l'annonce. Si Balogun rate le prochain match, l’USMNT se tournera probablement vers Haji Wright ou Ricardo Pepi, qui ont tous deux montré un aperçu de leur qualité en phase de groupes mais n’ont pas la cohérence éprouvée de Balogun. Lire sur Guardian Football